Nicolas Reynaud
Né en 1998 à Saint-Étienne, France.
Vit et travaille à Lyon, France.
Nicolas Reynaud pratique la photographie depuis 2018.
Diplômé de photographie en 2022 à la SEPR Lyon.
Couleurs complémentaires
Du 24 au 26 novembre 2023, L’Atelier Cail.
Le Vietnam, l’Inde, le Laos, la Birmanie puis l’Égypte et la Turquie. En tant que gagnant du concours photo National Geographic (2019), Nicolas Reynaud a poursuivi son chemin jusqu’au Pôle Nord (Spitzberg).
Le point commun des travaux résultant de ses voyages : toujours le bleu et l'orange.
Comme exposé par Chevreul à travers la loi du contraste simultané (1839), si deux couleurs se trouvent sur le même diamètre du cercle chromatique, on les appelle « couleurs complémentaires » ; ce qui signifie que le mélange de ces couleurs donne une couleur neutre mais aussi que juxtaposées elles se contrastent, se soulignent mutuellement et éclatent.
« Le bleu comme l’intérieur de l’âme des personnes. Une fraîcheur et une simplicité. Tandis que l'orange évoque la vie et l’ambiance qui lie les gens et émane des rues ».
C’est avec ces mots que Nicolas Reynaud résume son rapport aux deux couleurs si récurrentes dans son travail.
En effet, dès lors qu’il arrive au Vietnam en 2019, les couleurs de l’Asie viennent bousculer son champ chromatique.
Là-bas la couleur dépasse le choix.
Le bleu du ciel, de l’eau et des peintures utilisées pour garder la fraîcheur est violent et omniprésent. De l’autre côté, l’orange issu de la terre, retrouvé dans la brique ainsi que la lumière si propre à ce pays du sud de l’Asie. Elles ne peuvent que créer une ambiance toute aussi envoutante.
Les couleurs sont accentuées grâce à la retouche photo mais jamais changées. Le but n’est pas de dénaturer la photo.
Toute l’organisation du photographe est tournée autour de l'évitement de la post-prod. C’est avec les lumières marquant le début et la fin de la journée que le bleu et l'orange peuvent être le mieux captés.
On retrouve alors les couleurs dans les rencontres. Au détour d’un contact, d’un signe mutuel de reconnaissance, un portait est pris et ce n’est plus simplement un échange qui est photographié mais la complémentarité qui est capturée.
Oscar Villareale